Rénovation énergétique : ce qui change au 1er avril 2023
Rénovation énergétique : ce qui change au 1er avril 2023 Le 1er avril 2023 marque l’entrée en vigueur de plusieurs changements réglementaires concernant la rénovation énergétique en France. Des mesures visant à flécher les aides vers les ménages les plus précaires et à encourager des rénovations globales performantes sont notamment à prévoir. Hellio, conseiller énergétique, fait le point sur ces évolutions. Ce 1er avril 2023, plusieurs mesures réglementaires entrent en vigueur pour accompagner et favoriser la rénovation énergétique en France. Tout d’abord, les aides à l’isolation thermique sont réduites pour les ménages aux ressources supérieures en France métropolitaine. Les forfaits relatifs à l’isolation des combles aménagés ou aménageables, des toitures terrasses et des murs extérieurs sont ainsi supprimés. « À la suite de la suppression de ces dispositifs, Hellio formule le vœu que les aides soient fléchées pour aider les ménages les plus précaires et que les efforts soient davantage concentrés sur des rénovations globales performantes », indique Pierre-Marie Perrin, directeur des affaires publiques de Hellio. En outre, les équipements de chauffage fonctionnant aux énergies fossiles se voient exclus des bouquets de travaux éligibles au forfait « rénovation globale ». Le bonus de 1 000 € versé pour le remplacement d’une chaudière au fioul ou à gaz par un équipement d’énergie renouvelable prend également fin ce 1er avril 2023. L’audit réglementaire ouvre droit à l’aide MaPrimeRénov’ pour la rénovation globale Une autre mesure importante concerne l’obligation de réaliser un audit énergétique réglementaire pour la vente de passoires thermiques. Les propriétaires d’une maison ou d’un immeuble entier dont l’étiquette DPE est classée F et G doivent réaliser cet audit. Celui-ci permettra d’étudier en détail les déperditions et consommations d’un logement et de recommander des scénarios de travaux pour améliorer la performance énergétique. L’audit réglementaire ouvre droit à l’aide MaPrimeRénov’ pour la rénovation globale, mais pas aux autres aides comme le Coup de pouce rénovation performante dans le cadre des Certificats d’Economies d’Energie (CEE). Enfin, la détection des fraudes aux CEE se trouve renforcée. Les personnes qui acquièrent des CEE sont obligés de mettre en place des dispositifs d’identification, d’évaluation et de gestion des risques pour détecter une obtention frauduleuse par la personne cédant les certificats. Il est également nécessaire d’établir un document donnant des gages de sérieux sur l’entité qui cède les CEE et un contrat de cession précisant l’origine des certificats identifiés par numéro de décision de délivrance. Marie Gérald, Batiweb
Nos livres coup de cœur sur la décoration et l’aménagement du jardin
Nos livres coup de cœur sur la décoration et l’aménagement du jardin Synonyme de farniente, les vacances sont l’occasion de prendre enfin du temps pour soi. Elles nous conduisent aussi parfois à tirer des plans sur la comète. Qui n’a pas déjà rêvé de tout plaquer pour s’installer dans son lieu de villégiature estival ? Avant d’en arriver à ces extrêmes, plongez-vous plutôt dans notre sélection de livres coup de cœur sur la décoration et l’aménagement du jardin. Vous y trouverez de bonnes idées pour relooker votre maison en ajoutant une touche de couleur sur vos volets ou un massif fleuri près de la porte de garage. Coup de ❤️ n°1 : L’architecture d’intérieur, un guide pratique de référence de Chris Grimley et Mimi Love Véritable guide de survie des architectes d’intérieur, ce manuel technique réunit sur 288 pages plans, logiciels, tableaux détaillés et spécifications techniques. Didactique et très illustré, il se révèle indispensable pour concevoir et gérer de A à Z un projet d’aménagement intérieur. A lire par : les architectes d’intérieur, les designers, les étudiants ou les amateurs soucieux de maîtriser les détails. Coup de ❤️ n°2 : DécoBox, Couleurs et bien-être – L’énergie des couleurs et les bonnes associations pour réinventer votre intérieur de Sophie Mouton-Brisse Réveillez vos chakras grâce à ce beau coffret découverte du rôle psycho-décoratif des couleurs et de leurs énergies si particulières ! Ludique, il comprend : un manuel pratique qui présente chaque couleur, ses vibrations et ses usages spécifiques ainsi que de nombreux exemples et astuces de décoration en prime, un nuancier de 50 fiches pour vous aider à choisir les meilleures teintes et les associer harmonieusement. Au format adapté pour mieux appréhender le résultat final sur un mur, il ridiculise les pastilles minuscules des nuanciers traditionnels. Agréable à consulter, ce recueil vous donne les clés pour utiliser les couleurs à bon escient et pour que votre home sweet home devienne enfin source de bien-être. A lire par : tous les aficionados de décoration avec une mention spéciale à ceux qui s’intéressent au pouvoir énergétique des médecines alternatives. Coup de ❤️ n°3 : Rénover sa maison – Pensez, organisez et décorer votre intérieur idéal ! de Joanna Gaines Si vous aimez les émissions de télévision consacrées à la décoration, vous connaissez peut-être Joanna Gaines qui présente Total Rénovation diffusée sur TFX. Elle y accompagne des propriétaires dans les travaux de leur projet immobilier. Guidée par la conviction qu’une maison doit raconter l’histoire de ses occupants, l’architecte décoratrice d’intérieur livre, dans cet ouvrage, tous ses conseils pour penser son logement comme un havre de paix où s’entremêlent souvenirs de famille, nid douillet et art de vivre. Page après page, découvrez comment créer le foyer qui vous correspond en fonction de votre style (campagne, moderne…). Piochez parmi ses pistes de réflexion pour aménager chaque pièce (salon, chambre, coin enfant…). En résumé, trouvez l’inspiration grâce aux magnifiques photos du livre puis laissez parler votre imagination à l’aide des plans détachables situés à la fin. Coup de ❤️ n°4 : Guide complet de l’aménagement de jardins de Tim Newbury Halte aux idées reçues avec cette œuvre de Tim Newbury ! Pour donner vie au jardin de ses rêves, nul besoin d’être un expert en horticulture ni d’y consacrer un budget colossal. Il suffit de consulter cette publication remplie de bonnes idées. Très illustrée, elle fournit pour 36 exemples d’aménagement, un plan du jardin et un de la végétation. A cela s’ajoute un large éventail d’explications pratiques. Pour compléter le tout, un catalogue de plantes vous aide à définir les variétés adaptées à votre projet et vous conseille sur leur culture et leur entretien. A lire par : tous les Stéphane Marie qui s’ignorent et les paysagistes dans l’âme. Coup de ❤️ n°5 : Le nuancier du jardinier d’Alexandra Torossian et Morgan Ilin Aussi beau qu’utile, Le nuancier du jardinier se parcoure comme un livre d’art. En effet, l’extraordinaire palette végétale y est classée en tableaux, par dégradés de couleurs. Du blanc au rose pêche indien, en passant par le bleu lavande ou le vert anis… Au total, plus de 3500 plantes horticoles sont réparties en 32 teintes différentes pour les fleurs et 12 pour les feuilles. En fonction des ambiances qu’ils désirent créer, apprentis jardiniers ou paysagistes professionnels peuvent ainsi composer facilement leur massif grâce aux informations indispensables fournies sous chaque photo. Marier les couleurs tout en s’assurant de la compatibilité des plantes entre elles selon leur exposition, leur taille et la période de floraison devient un jeu d’enfant. A lire par : les amoureux de la beauté magique de la nature. Maintenant que ce voyage littéraire s’achève, il ne vous reste plus qu’à vous évader en donnant vie à vos envies décoratives ou jardinières !
PORTALIA, plus qu’une pergola, un espace de vie !
PORTALIA, plus qu’une pergola, un espace de vie ! Spécialisée à l’origine dans la fabrication de portails en aluminium, la marque PORTALIA a choisi de se diversifier en fabricant également des pergolas bioclimatiques dans son usine située à Saint-Quentin-Fallavier près de Lyon. Grâce à sa démarche responsable et à des matériaux sélectionnés pour leur durabilité, nous vous proposons des produits de grande qualité, personnalisables à travers de nombreuses options. Ainsi, nous vous proposons un choix tant au niveau esthétique (finitions, couleurs…), que technique (automatisation, éclairage…), ou pratique (prises électriques, stores zip…) ! Pergolas bioclimatiques : le plein d’avantages ! Les pergolas bioclimatiques PORTALIA sont fabriquées en aluminium pour une forte résistance dans le temps. Chaque composant est étudié par son bureau d’études pour ses qualités et son esthétique. Par exemple, la visserie utilisée est en inox A4 connu pour ses propriétés anti-corrosives. L’entretien d’une pergola bioclimatique PORTALIA est simple : un peu d’eau savonneuse suffit ! Le thermolaquage de ses matériaux est constitué d’une couche protectrice avec une texture « grains fins » pour un rendu visuel qualitatif et une sensation agréable au toucher. La mobilité de ses lames permet à la pergola bioclimatique de laisser passer un maximum d’air quand vous en ressentez le besoin. En fermant entièrement ou partiellement, vous vous assurez une protection solaire optimale. Vous pouvez ainsi profiter de votre pergola à tout moment de la journée ! Enfin, grâce aux stores latéraux, vous pourrez gagner quelques degrés et vous protéger du vis-à-vis de vos voisins. Quand la nuit commence à tomber, l’éclairage vous permet de prolonger votre soirée tout en assurant le confort de vos convives ! Les garanties PORTALIA Toutes les pergolas PORTALIA disposent d’une garantie de 5 ans sur la structure, de 10 ans sur le laquage et de 2 ans sur l’automatisme, dans le cadre d’un usage normal. Quoiqu’il arrive, grâce à la conception par assemblage, en cas de problème, un NIORT MENUISERIE intervient directement chez vous pour réparer ou changer une pièce.
La tenue au vent des stores extérieurs
La tenue au vent des stores extérieurs! Le DTU 34.4, la norme de mise en œuvre des fermetures et des stores, est en cours d’évolution, notamment en ce qui concerne la protection des stores extérieurs automatisés contre les vents forts et les dispositifs automatiques mis en place pour leur repliement. La version en vigueur du DTU 34.4 précise que « le traitement de la résistance au vent des stores extérieurs est sensiblement différent de celui appliqué aux fermetures. […] La norme NF EN 13561 +A1 stipule à ce propos que le fabricant doit définir et déclarer la vitesse de vent maximale au-delà de laquelle le store extérieur doit être replié. Il est de la responsabilité du prescripteur de choisir le produit qui correspond le mieux au site, et il convient que l’utilisateur final s’assure que le produit n’est pas exposé à un vent supérieur à celui défini par le fabricant. » En effet, si les fermetures, selon la norme NF EN 13659, peuvent rester exposées au vent sans surveillance particulière, dès lors que les produits ont été choisis par le prescripteur en fonction de leur zone d’application (localisation géographique, hauteur dans le bâtiment, type de paysage – front de mer, campagne, ville…), il n’en va pas de même pour les stores extérieurs. Ces derniers, encadrés par la norme NF EN 13561, doivent porter un marquage CE sur lequel figure leur classe de résistance au vent. Contrairement aux fermetures, cette classe n’est pas suffisante pour garantir le fait de pouvoir laisser le produit en plein vent sans surveillance. «Les tests normatifs de tenue au vent des stores sont assez rudimentaires », explique Jean-Paul Clément (YandYnot), ingénieur Arts et Métiers, expert en stores, fermetures et motorisations. « Ils consistent en l’application d’une pression statique, c’est-à-dire un effort constant, alors qu’en réalité, il y a des turbulences, des coups de vent qui peuvent solliciter le store au-delà de ses limites. » Ces essais ne sont finalement qu’un moyen de classement des produits par ordre de robustesse mais ne permettent pas de présager que le produit supportera la vitesse de vent du site où il sera mis en œuvre. Choisir la vitesse du vent supportée par le store C’est pourquoi la dernière version du DTU, en cours d’élaboration et devant paraître fin 2023, rappellera que les fabricants ont l’obligation d’indiquer aux installateurs les vitesses de vent maximales que peuvent supporter les stores et BSO*, interdisant leur utilisation au-delà de cette vitesse. Le DTU34.4 présente des tableaux des vitesses maxi conventionnelles par région et situation permettant de déterminer le vent auquel devra résister le store selon le taux de service souhaité. De ce fait, des dispositifs de mesure de la vitesse du vent de type anémomètre doivent être installés sur le site. Ils envoient un ordre radio ou filaire de repliement quand le vent est trop fort. « Le microprocesseur intégré à l’anémomètre reçoit des informations sur la vitesse de rotation de son capteur. Lorsque celle-ci atteint la valeur maximale programmée par l’installateur, il envoie un ordre de repliement aux moteurs des stores associés », explique Jean-Paul Clément qui rappelle les difficultés de positionner un anémomètre sur une façade et de savoir précisément le nombre d’anémomètres nécessaires en fonction de la quantité de stores ainsi que les distances à respecter. « Si le Groupement Actibaie obtient le budget nécessaire, nous conduirons dans un laboratoire des essais sur des stores grandeur nature dans une soufflerie de grande taille afin de voir leur comportement face à un vent laminaire, de face ou de côté, puis en vent turbulent et nous verrons où doivent être positionnés les anémomètres afin de pouvoir détecter à temps les vents supérieurs au seuil retenu », précise Jean-Paul Clément. UN MEMENTO POUR MIEUX COMPRENDRE Par Jean-Paul Clément (YandYnot), ingénieur Arts et Métiers, expert en stores, fermetures et motorisations « La RE2020 impose une réduction des facteurs solaires des façades des bâtiments pour que la surchauffe prévisible par simulations thermiques sur un an ne dépasse pas 1 150 DH (degré.heure) dans les scénarios les plus contraignants. Or la tradition française, en architecture tertiaire, mise sur de grandes surfaces vitrées qui créent un effet de serre important. Jusqu’à aujourd’hui, les nuisances perçues par les résidents étaient réduites via de simples stores d’intérieur qui ne pouvaient cependant pas renvoyer à l’extérieur le flux solaire ayant traversé la façade. Ils étaient ainsi à l’origine d’importants gaspillages d’énergie, de puissantes pompes à chaleur étant nécessaires pour évacuer les mégawatts-heures de chaleur solaire piégée dans l’immeuble. La limite de la surchauffe des bâtiments de la RE 2020 impose donc aux concepteurs français un nouveau mode constructif, conduisant à l’utilisation quasi systématique de stores extérieurs. Un procédé déjà bien connu des particuliers, bien conscient de l’efficacité de ces systèmes, et généralisé chez nos voisins allemands depuis des décennies. Afin d’éviter aux concepteurs de bâtiments tertiaires qui n’ont jamais utilisé de stores extérieurs de faire des «premières» hasardeuses, il était important de leur présenter les règles de l’art du store extérieur et les pratiques dangereuses, sources de sinistralité potentielle. C’est l’objet du Memento technique «stores extérieurs dans les bâtiments tertiaires», conçu par le Groupement Actibaie et le SNFA. Cet ouvrage aborde bien entendu la problématique des moyens de contrôle de la vitesse de vent au-delà de laquelle les stores extérieurs devront être repliés, qu’il s’agisse de bâtiments tertiaires ou d’habitation, avec comme corollaire, les types de capteurs utilisables, leur positionnement sur le bâtiment ou encore leur intégration dans la GTB. © Jose Angel Astor Rocha, 123RF.com
Surchauffe des bâtiments : lettre ouverte à Élisabeth Borne
Surchauffe des bâtiments : lettre ouverte à Élisabeth Borne 14 organisations professionnelles* du secteur du bâtiment ont adressée à la Première ministre Élisabeth Borne une lettre ouverte la pressant de prendre des mesures pour lutter contre la surchauffe des bâtiments, mettant en lumière des solutions concrètes visant à traiter de façon durable le confort thermique. L’objectif : réveiller les consciences des décideurs face à une problématique de surchauffe des bâtiments insuffisamment prise en compte dans les politiques publiques, et ce afin d’anticiper des étés à venir de plus en plus chauds, dangereux pour les Hommes et la planète. Cette lettre ouverte enjoint notamment la Première ministre à ne pas négliger le potentiel de la rénovation énergétique liée au réchauffement des bâtiments, à avoir un recours à la climatisation raisonné et adapté et à associer très rapidement sobriété énergétique et confort des ménages. Une sobriété énergétique accessible grâce à des mesures passives telles que l’installation de protections solaires motorisées ou automatisées, l’amélioration de l’inertie thermique des bâtiments, l’automatisation de l’ouverture des fenêtres, la végétalisation des bâtiments ou encore la mise en œuvre de revêtements d’étanchéité réfléchissants sur les toitures terrasses. * Groupement Actibaie, Advivet (Association des Toitures et Façades Végétales), AICVF (Association des Ingénieurs et Techniciens en Climatique, Ventilation et Froid), ICO (Ingénierie du Confort Objectif 2050), Cercle Promodul INEF4, Cinoc (Fédération des syndicats des métiers de la prestation intellectuelle du conseil, de l’ingénierie et du numérique), CSFE (Chambre Syndicale Française de l’Etanchéité), Fédération Française de la Construction Passive, IGNES, SFJF (Syndicat Français de Joints et Façades), SNFA, UMB-FFB (Union des Métiers du Bois), UMGCCP (Union des Métiers du Génie Climatique, de la Couverture et de la Plomberie), UMPI-FFB Madame la Première ministre, La chaleur est tout aussi redoutable que le froid : l’été est devenu synonyme de souffrance thermique pour de nombreux Français. En effet, ils sont 69 % à souffrir des températures trop élevées dans leur logement. Une situation qui ne manquera pas de s’aggraver avec le réchauffement climatique et de s’étendre à des périodes autrefois plus clémentes. Rappelons qu’en 2022, la première canicule a eu lieu au printemps. Or, aucune mesure politique n’est prise aujourd’hui pour limiter durablement, efficacement et sans surconsommation excessive d’énergie la surchauffe des logements. Nous, acteurs de la construction, avons des solutions à apporter en adéquation avec les enjeux climatiques et sociétaux. À vous, acteurs politiques, de vous en saisir pour répondre aux attentes des Français en matière de pouvoir d’achat, d’écologie et de santé publique. Atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050 est un objectif ambitieux et nous ne pouvons que le saluer. D’aucuns diront cependant qu’il est inaccessible au regard des récentes trajectoires de réduction. Or, il s’agit d’une condition sine qua non pour espérer contenir le réchauffement climatique à +1,5°C, selon le Giec. Malheureusement, l’action climatique de la France est insuffisante. Les experts du Haut Conseil pour le Climat l’ont encore rappelé récemment : la dynamique tricolore reste insuffisante pour tenir les objectifs du Pacte Vert et impose un sursaut de l’action climatique. Ne négligez pas le potentiel de rénovation énergétique liée au réchauffement des bâtiments La France doit accélérer sa mutation écologique. Si la lutte contre le réchauffement climatique se joue sur tous les fronts, la décarbonisation du secteur du bâtiment constitue un levier essentiel. Responsable de 17 % des émissions de gaz à effet de serre en France, le bâtiment (résidentiel et tertiaire) est le plus gros consommateur d’énergie. Rénover l’existant se positionne comme une piste indispensable, si tant est qu’elle soit envisagée dans sa globalité. Le sujet du chauffage a en effet tendance à éclipser les enjeux estivaux. Or, la hausse des températures et les vagues de chaleur, qui se font plus régulières et plus extrêmes, contribuent à l’accroissement de l’inconfort thermique et des inégalités sociales. Le confort d’été, expression communément utilisée dans la réglementation thermique, n’apparaît plus adapté à la situation ; il serait plus juste de parler de souffrance thermique, au vu de l’impact sanitaire que les canicules peuvent avoir sur les Français. Neuf Français sur dix estiment qu’il est capital de trouver des solutions pour réduire le réchauffement de leur habitation. Pour faire baisser la température, les Français ferment les stores et volets (82 %), aèrent les pièces la nuit (77 %), ferment les fenêtres (62 %), utilisent un ventilateur (41 %) et/ou un climatiseur (21 %). Et près d’un Français sur cinq qui n’en dispose pas déjà à l’intention d’investir dans un système de rafraichissement bien souvent sans avoir recours à un professionnel qui saura l’aiguiller vers des solutions appropriées et efficaces. Le recours à la climatisation doit être raisonné et adapté En France, la consommation associée au refroidissement des bâtiments s’élevait en 2020 à 4,9 TWh dans le secteur résidentiel et à 10,6 TWh pour le secteur tertiaire. Le recours à la climatisation dans les logements a augmenté de 78 % entre 2016 et 20205. Cette technologie est aujourd’hui la source de près de 5 % des émissions d’équivalent CO2 du secteur du bâtiment5. Selon le Giec, la hausse de consommation d’énergie liée au refroidissement dans les bâtiments est estimée de 31 à 73 % en Europe du Nord d’ici 2050 et de 165 à 323 % d’ici 2100 par rapport à 1996-20056. Un recours non raisonné à la climatisation contribue à alimenter un cercle vicieux : plus il fait chaud, plus la climatisation est utilisée, plus les émissions de gaz à effet de serre augmentent, plus il faut chaud, etc. Les systèmes les moins performants – par exemple les équipements mobiles – participent directement au réchauffement des villes. À titre d’exemple, si la chaleur émise par les climatiseurs double d’ici à 2030, la température pourrait augmenter de 2°C dans Paris. Il est urgent d’associer sobriété énergétique et confort des ménages… Dans un contexte de tension énergétique et de contraction du pouvoir d’achat, rappelons que l’énergie la moins chère et la moins polluante est celle qu’on ne consomme pas. La sobriété énergétique impose que toutes les pistes soient prises en compte. Si le recours