RĂ©aliser des travaux aux abords d’un monument historique
RĂ©aliser des travaux aux abords d’un monument historique La protection au titre des abords s’applique aux immeubles qui forment avec un monument historique un ensemble cohĂ©rent ou qui contribuent Ă sa conservation ou Ă sa mise en valeur. La protection au titre des abords est une servitude d’utilitĂ© publique dont le but est la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel. RĂ©aliser des travaux en abords des monuments historiques nĂ©cessite par consĂ©quent le dĂ©pĂ´t d’une autorisation prĂ©alable. Les travaux susceptibles de modifier l’aspect extĂ©rieur d’un immeuble, bâti ou non bâti (cour ou jardin par exemple), protĂ©gĂ© au titre des abords sont soumis Ă une autorisation prĂ©alable nĂ©cessitant l’accord de l’architecte des bâtiments de France. Actuellement sur les 400 000 avis rendus annuellement par les architectes des Bâtiments de France (ABF), plus de la moitiĂ©, concernent les abords de monuments historiques. Dans les pĂ©rimètres dĂ©limitĂ©s des abords, tous les travaux sur les immeubles protĂ©gĂ©s au titre des abords sont soumis Ă l’accord de l’ABF. Ă€ dĂ©faut de pĂ©rimètre dĂ©limitĂ©, seuls les travaux sur les immeubles situĂ©s dans le champ de visibilitĂ© d’un monument historique Ă moins de 500 mètres de celui-ci sont soumis Ă l’accord de l’ABF. L’ABF s’assure que les travaux ne portent pas atteinte au monument historique ou aux abords du monument historique. Il s’assure Ă©galement du respect de l’intĂ©rĂŞt public attachĂ© au patrimoine, Ă l’architecture, au paysage naturel ou urbain, de la qualitĂ© des constructions et de leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant. Les travaux en abords des monuments historiques et dans les sites patrimoniaux remarquables (lien vers la rubrique « RĂ©aliser des travaux dans un site patrimonial remarquable ») relèvent du mĂŞme rĂ©gime d’autorisation de travaux (« Comment ça marche…les autorisations d’urbanisme« ) Toute demande d’autorisation de travaux doit ĂŞtre dĂ©posĂ©e Ă la mairie de la commune oĂą sont projetĂ©s les travaux. Les dĂ©lais d’instruction des dossiers de demande d’autorisation de travaux sont de : deux mois pour les dĂ©clarations prĂ©alables ; trois mois pour les permis de dĂ©molir et les permis de construire pour une maison individuelle ; quatre mois pour les autres permis de construire et les permis d’amĂ©nager. Le dĂ©lai Ă disposition de l’ABF pour donner son accord est d’un mois pour les dĂ©clarations prĂ©alables et deux mois pour tous les permis. L’accord de l’ABF peut ĂŞtre assorti de prescriptions afin que le projet ne porte pas atteinte Ă la conservation ou Ă la mise en valeur du monument historique ou des abords. Ă€ dĂ©faut d’accord de l’ABF, la demande d’autorisation de travaux ne peut ĂŞtre accordĂ©e. Un recours contre le refus de l’ABF peut ĂŞtre exercĂ© par les demandeurs ou l’autoritĂ© compĂ©tente chargĂ©e de dĂ©livrer l’autorisation de travaux (commune ou intercommunalitĂ© gĂ©nĂ©ralement). Si l’architecte des bâtiments de France participe Ă l’instruction des demandes d’autorisation de travaux, il tient Ă©galement un rĂ´le prĂ©pondĂ©rant en amont de la rĂ©alisation des projets. Il peut ĂŞtre Ă ce titre consultĂ© sur un avant-projet et formuler des observations qui permettront aux demandeurs d’adapter leur projet en fonction des enjeux patrimoniaux. PRÉPARER ET DÉPOSER VOTRE PROJET DE TRAVAUX EN ABORDS DE MONUMENTS HISTORIQUES
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CEE : un marché réglementé pour favoriser l’efficacité énergétique
CEE : un marchĂ© rĂ©glementĂ© pour favoriser l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) sont un dispositif de financement pour les projets d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et constituent une opportunitĂ© pour les consommateurs d’Ă©nergie de rĂ©duire leur facture et leur empreinte environnementale. Ils sont accessibles Ă tous les acteurs du marchĂ© de l’Ă©nergie, sous rĂ©serve de remplir les conditions d’Ă©ligibilitĂ©. Explications avec Hellio. Les certificats d’Ă©conomies d’Ă©nergie (CEE) ont Ă©tĂ© mis en place en France en 2005 dans le but de favoriser les Ă©conomies d’Ă©nergie et de rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă effet de serre. Le principe est simple : les fournisseurs d’Ă©nergie (Ă©lectricitĂ©, gaz, fioul, carburant…) ont l’obligation de rĂ©aliser des Ă©conomies d’Ă©nergie pour atteindre des objectifs fixĂ©s par l’État, sous peine de sanctions financières. Pour y parvenir, ils peuvent soit rĂ©aliser destravaux d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique sur leur propre patrimoine, soit inciter leurs clients Ă rĂ©aliser des Ă©conomies d’Ă©nergie. Pour cela, ils doivent dĂ©livrer Ă ces derniers des certificats d’Ă©conomies d’Ă©nergie (CEE) en fonction des Ă©conomies rĂ©alisĂ©es. Les obligations d’Ă©conomies d’Ă©nergie des fournisseurs sont fixĂ©es sur une pĂ©riode de plusieurs annĂ©es, appelĂ©e pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence. La première pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence s’est dĂ©roulĂ©e de 2005 Ă 2008, suivie de la deuxième pĂ©riode (2009 Ă 2012) et de la troisième pĂ©riode (2013 Ă 2016) ainsi que de la quatrième pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence (de 2018 Ă 2021), qui a fixĂ© un objectif de 1 600 tĂ©rawattheures cumulĂ©s d’Ă©conomies d’Ă©nergie. La revente des CEE Les CEE sont donc un titre reprĂ©sentatif d’une quantitĂ© d’Ă©nergie Ă©conomisĂ©e, qui peut ĂŞtre achetĂ©e, vendue ou Ă©changĂ©e sur un marchĂ© spĂ©cifique. Leur valeur varie en fonction de l’offre et de la demande, mais ils peuvent dĂ©signer une source de financement intĂ©ressante pour les projets d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique. Par ailleurs, tous les consommateurs d’Ă©nergie peuvent prĂ©tendre Ă la valorisation de leurs Ă©conomies d’Ă©nergie en CEE, qu’ils soient des particuliers, des entreprises ou des collectivitĂ©s territoriales. La revente des CEE permet aux fournisseurs d’Ă©nergie de diversifier leurs sources de revenus, en gĂ©nĂ©rant des bĂ©nĂ©fices sur les certificats achetĂ©s Ă un prix infĂ©rieur Ă celui de la revente. Elle leur permet Ă©galement d’optimiser leur portefeuille de certificats, en revendiquant les certificats les moins requis ou les moins utiles pour atteindre leurs objectifs. Le rĂ´le de Hellio et des entreprises agréées par l’État En revanche, les particuliers ne peuvent pas vendre directement leurs CEE sur le marchĂ©, mais ils peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une prime ou d’un avantage financier en Ă©change de la valorisation de leurs Ă©conomies d’Ă©nergie. Pour cela, ces derniers peuvent se tourner vers une entreprise comme Hellio. En effet, l’entreprise est agréée par l’État pour la rĂ©alisation de projets Ă©ligibles aux CEE et accompagne ses clients dans la mise en place de ces projets pour rĂ©pondre aux objectifs rĂ©glementaires. Hellio propose ainsi une offre complète de services pour les CEE, comprenant la rĂ©alisation de diagnostics Ă©nergĂ©tiques, la mise en place de plans d’actions et de travaux d’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, et la valorisation des Ă©conomies d’Ă©nergie rĂ©alisĂ©es en certificats d’Ă©conomies d’Ă©nergie. L’entreprise assure Ă©galement le suivi administratif et financier des projets pour garantir une bonne gestion des certificats. Les Ă©conomies d’Ă©nergie Ă©ligibles aux CEE peuvent ĂŞtre rĂ©alisĂ©es dans diffĂ©rents secteurs, dont celui du bâtiment. Les actions Ă©ligibles peuvent concerner par exemple l’installation de matĂ©riel Ă©conome en Ă©nergie, l’isolement thermique des bâtiments, l’amĂ©lioration des systèmes de chauffage et de ventilation, ou encore la mise en place des systèmes de rĂ©cupĂ©ration de chaleur. Plusieurs dispositifs ont Ă©tĂ© mis en place pour encourager les Ă©conomies d’Ă©nergie chez les particuliers, les entreprises et les collectivitĂ©s, mais le dispositif des CEE est l’un des plus importants, avec un objectif de 700 tĂ©rawattheures d’Ă©conomies d’Ă©nergie sur la pĂ©riode 2022-2025. Marie GĂ©rald, Batiweb
Près de 30 % d’Ă©conomies d’Ă©nergies rĂ©alisĂ©es grâce au tĂ©lĂ©travail, selon une Ă©tude
Près de 30 % d’Ă©conomies d’Ă©nergies rĂ©alisĂ©es grâce au tĂ©lĂ©travail, selon une Ă©tude Une Ă©tude menĂ©e sur dix sites publics en France rĂ©vèle que le tĂ©lĂ©travail peut entraĂ®ner des Ă©conomies d’Ă©nergie significatives dans les bâtiments publics. Les sites qui ont prĂ©sentĂ© les plus forts potentiels d’Ă©conomies sont ceux qui associent une faible performance Ă©nergĂ©tique Ă une faible densitĂ© d’occupation. Le tĂ©lĂ©travail a fait l’objet d’une Ă©tude rĂ©alisĂ©e par l’Agence de l’environnement et de la maĂ®trise de l’Ă©nergie (Ademe) et l’Institut français pour la performance du bâtiment (IFPEB) pour Ă©valuer son impact sur la consommation d’Ă©nergie dans les bâtiments publics. L’Ă©tude a portĂ© sur dix sites publics, dont des ministères, la direction gĂ©nĂ©rale de l’aviation civile et l’Ademe, impliquant 100 agents volontaires. Les Ă©conomies d’Ă©nergie constatĂ©es dans les bureaux sont « imputables Ă la sobriĂ©tĂ© et non au tĂ©lĂ©travail », alors que la baisse moyenne des consommations de chauffage fin 2022 a Ă©tĂ© de 38 %. Des Ă©conomies d’Ă©nergies plus importantes en rĂ©gion Les tests sont « concluants » lorsque les sites sont fermĂ©s une journĂ©e entière : le potentiel global d’Ă©conomie est alors de 20 Ă 30 %. Pour les bâtiments seuls, l’Ă©conomie d’Ă©nergie moyenne les jours de fermeture est de « 25 Ă 40 % » par rapport aux journĂ©es ouvertes, grâce aux Ă©conomies de chauffage. Les bâtiments qui associent une faible performance Ă©nergĂ©tique et une faible densitĂ© d’occupation reprĂ©sentent les plus forts potentiels. En revanche, les Ă©conomies d’Ă©nergie sont deux Ă quatre fois plus importantes en rĂ©gion qu’Ă Paris en ce qui concerne les transports, oĂą les distances travail-domicile sont moins importantes et oĂą les salariĂ©s utilisent davantage les transports en commun. L’Ă©tude rĂ©vèle Ă©galement que l’effet rebond de la consommation au domicile des tĂ©lĂ©travailleurs est de très faible ampleur, en moyenne de 1,4 kilowattheure par jour de tĂ©lĂ©travail, sachant que les Ă©conomies rĂ©alisĂ©es vont de 5 Ă 15 kWh dans les transports. La consommation journalière moyenne d’un foyer est de l’ordre de 20 Ă 40 kWh Marie GĂ©rald (avec AFP), Batiweb
Rénovation énergétique : ce qui change au 1er avril 2023
RĂ©novation Ă©nergĂ©tique : ce qui change au 1er avril 2023 Le 1er avril 2023 marque l’entrĂ©e en vigueur de plusieurs changements rĂ©glementaires concernant la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique en France. Des mesures visant Ă flĂ©cher les aides vers les mĂ©nages les plus prĂ©caires et Ă encourager des rĂ©novations globales performantes sont notamment Ă prĂ©voir. Hellio, conseiller Ă©nergĂ©tique, fait le point sur ces Ă©volutions. Ce 1er avril 2023, plusieurs mesures rĂ©glementaires entrent en vigueur pour accompagner et favoriser la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique en France. Tout d’abord, les aides Ă l’isolation thermique sont rĂ©duites pour les mĂ©nages aux ressources supĂ©rieures en France mĂ©tropolitaine. Les forfaits relatifs Ă l’isolation des combles amĂ©nagĂ©s ou amĂ©nageables, des toitures terrasses et des murs extĂ©rieurs sont ainsi supprimĂ©s. « Ă€ la suite de la suppression de ces dispositifs, Hellio formule le vĹ“u que les aides soient flĂ©chĂ©es pour aider les mĂ©nages les plus prĂ©caires et que les efforts soient davantage concentrĂ©s sur des rĂ©novations globales performantes », indique Pierre-Marie Perrin, directeur des affaires publiques de Hellio. En outre, les Ă©quipements de chauffage fonctionnant aux Ă©nergies fossiles se voient exclus des bouquets de travaux Ă©ligibles au forfait « rĂ©novation globale ». Le bonus de 1 000 € versĂ© pour le remplacement d’une chaudière au fioul ou Ă gaz par un Ă©quipement d’Ă©nergie renouvelable prend Ă©galement fin ce 1er avril 2023. L’audit rĂ©glementaire ouvre droit Ă l’aide MaPrimeRĂ©nov’ pour la rĂ©novation globale Une autre mesure importante concerne l’obligation de rĂ©aliser un audit Ă©nergĂ©tique rĂ©glementaire pour la vente de passoires thermiques. Les propriĂ©taires d’une maison ou d’un immeuble entier dont l’Ă©tiquette DPE est classĂ©e F et G doivent rĂ©aliser cet audit. Celui-ci permettra d’Ă©tudier en dĂ©tail les dĂ©perditions et consommations d’un logement et de recommander des scĂ©narios de travaux pour amĂ©liorer la performance Ă©nergĂ©tique. L’audit rĂ©glementaire ouvre droit Ă l’aide MaPrimeRĂ©nov’ pour la rĂ©novation globale, mais pas aux autres aides comme le Coup de pouce rĂ©novation performante dans le cadre des Certificats d’Economies d’Energie (CEE). Enfin, la dĂ©tection des fraudes aux CEE se trouve renforcĂ©e. Les personnes qui acquièrent des CEE sont obligĂ©s de mettre en place des dispositifs d’identification, d’Ă©valuation et de gestion des risques pour dĂ©tecter une obtention frauduleuse par la personne cĂ©dant les certificats. Il est Ă©galement nĂ©cessaire d’Ă©tablir un document donnant des gages de sĂ©rieux sur l’entitĂ© qui cède les CEE et un contrat de cession prĂ©cisant l’origine des certificats identifiĂ©s par numĂ©ro de dĂ©cision de dĂ©livrance. Marie GĂ©rald, Batiweb